De janvier à juin, 10 familles rétaises participent au "Défi foyers à alimentation positive", dont l'objectif est de promouvoir une alimentation saine, durable, bio et locale. Amateur de cuisine traditionnelle française, le Rivedousais Michel Vaudel prend plaisir à végétaliser son assiette.
Chez la famille Vaudel, à Rivedoux-Plage, Brigitte a convaincu Michel de participer au « Défi foyers à alimentation positive ».
« Dans mon entourage, de plus en plus de personnes sont sensibles à cette cause, à commencer par ma femme », explique le retraité de 68 ans. « Parce qu’on ne souhaite pas faire deux assiettes différentes et parce que manger mieux relève du bon sens, j’apprends à cuisiner différemment. »
Amateur de cuisine traditionnelle française, les viandes, poissons et plats mijotés ont toujours occupé une place de choix dans son livre de recettes.
Avant de s’inscrire au défi, le Rivedousais était sceptique « quant à la gourmandise qu’on peut trouver dans la cuisine végétarienne ».
À présent, il est convaincu de pouvoir réduire sa consommation de viande. « Pour m’orienter vers une cuisine plus végétale, il faut qu’elle soit riche en saveurs », précise-t-il.
Michel apprend donc à réutiliser ses restes alimentaires, à préparer les légumes différemment et à découvrir des épices autrefois confinées au fond du placard.
Un exemple ? « Avant, je préparais le chou-fleur à l’eau et je ne le mangeais pas de gaieté de cœur. Maintenant, je le fais rôtir au four avec des épices et c’est très bon. »
Le « Défi foyers à alimentation positive » ayant débuté en janvier, il reste du chemin à parcourir pour faire tenir ces habitudes dans la durée.
Mais le cuistot est optimiste. Les premiers enseignements sont positifs.
Certes, il passe un peu plus de temps aux fourneaux « mais ce n’est pas contraignant si on aime ça, assure-t-il. En plus, ça stimule ma créativité ».
Quant au facteur prix, bien manger « représente un certain coût », selon lui, mais il peut être contrebalancé « en achetant local et de saison ».
Surtout, cet investissement est « compensé par le plaisir de faire soi-même et de partager un bon repas avec les proches qui viennent à la maison. »
Cerise sur le gâteau : ce plaisir est intact, qu’importe le menu.
À savoir
Mené à l’échelle des communautés de communes de l’île de Ré, de l’Aunis (Aunis Sud et Aunis Atlantique) et de la Communauté d’agglomération de La Rochelle, ce défi s’inscrit dans le cadre du Projet alimentaire de territoire commun aux 4 collectivités territoriales. Ensemble, elles mènent de nombreux projets visant à développer l’agriculture locale et une alimentation saine et durable.