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Anaïs Barbarin : « Plus les habitants sont impliqués, plus ils sont sensibles à la protection de la biodiversité »

Directrice du service "environnement" de la Communauté de communes, Anaïs Barbarin nous explique l'enjeu qui se cache derrière les ateliers de médiation scientifique organisés en marge d'une opération de recensement de la biodiversité.

Quels sont les poissons des marais ? Combien d’espèces d’amphibiens et de reptiles vivent ici ? Quelle est la superficie des prés salés, des marais ou encore des dunes boisées ?

Voici, en substance, certaines des questions auxquelles plusieurs équipes naturalistes vont tenter d’apporter des réponses. Dès ce printemps 2026 et pour une durée de 2 ans, ils ont pour mission de recenser la faune, la flore et les habitats de l’île de Ré à l’initiative de la Communauté de communes (CDC).

Et pour vous associer à cette démarche, des ateliers de médiation scientifique sont organisés en mai et juin.

Anaïs Barbarin, directrice du service « environnement » de la CDC île de Ré, nous explique pourquoi.

 

En quoi consistent ces ateliers de médiation scientifique ? 

Anaïs Barbarin : Ils portent sur les oiseaux, les amphibiens, les reptiles et les insectes. Pour les oiseaux, un atelier consiste à savoir comment les reconnaître. Il est aussi question de faire connaître les outils qui permettent de partager les observations effectuées chez soi, dans son jardin. Concernant les reptiles, nous mettons l’accent sur la vipère aspic, une espèce qui suscite beaucoup de craintes et que nous voulons démystifier. Enfin, pour les amphibiens, des sorties d’écoute sont organisées la nuit.  

 

Pourquoi est-ce important d’associer les habitants ? 

Nous agissons selon le crédo “mieux connaître pour mieux protéger”. Plus ils sont impliqués, plus ils sont sensibles à la protection de la biodiversité. Sur l’île de Ré, des espèces sont devenues presque “communes” alors qu’on ne les retrouve quasiment nulle part ailleurs, comme la bernache cravant ou le pélobate cultripède (Ndlr : une espèce d’amphibien). Nous souhaitons faire comprendre que nous avons une responsabilité vis-à-vis de ces espèces. 

 

Des espèces vont-elles faire l’objet d’une attention particulière ? 

On ne sait pas encore. Cela va dépendre de ce qu’on va trouver durant nos inventaires. Plus on cherche et plus on trouve : peut-être découvrirons-nous de nouvelles espèces !  

 

Est-ce possible ? 

Pourquoi pas ? La rosalie des Alpes, par exemple, a été découverte il y a seulement une dizaine d’années. Nous supposons que les habitats de l’île de Ré sont propices à des insectes que nous n’avons pas encore vus, comme le grand capricorne et le lucane cerf-volant, deux espèces de coléoptères.

 

 

À vous de jouer

Cliquez ici pour connaître le calendrier de ces ateliers de médiation scientifique ainsi que pour connaître le programme complet de nos autres sorties nature.