Du 22 juillet au 26 août, à l’occasion des 400 ans du Fort la Prée et dans le cadre de son projet de commémoration des dernières guerres de Religion*, la Communauté de communes déploie, dans ce monument historique, une exposition inédite consacrée au siège de l’île de Ré (1627).
L’île de Ré et ses marais salants, une carte postale idyllique, n’est-ce pas ? De nos jours, en tous cas.
Car il y a 400 ans, le tableau était tout autre ! Au sens propre, puisque celui de l’artiste Laurent de La Hyre, appelé La défaite des Anglais en l’île de Ré, peint en 1627, offre un regard différent sur ce que fut ce coin de paradis.
Première représentation connue d’un moment clé des dernières guerres de Religion – lorsque la France affronta l’Angleterre, alliée des protestants Rochelais, pour le contrôle de l’île de Ré -, cette peinture est le point de départ et fil rouge d’une expo inédite, proposée au Fort La Prée !
D’une durée de 45 minutes et accessible à tous, l’exposition explore les enjeux militaires, les rivalités religieuses et les stratégies politiques qui ont marqué cette période, tout en révélant comment l’art a contribué à forger la mémoire de cette période décisive de l’histoire de l’île de Ré.
Elle évoque, notamment :
« C’est important de connaître l’histoire de son territoire, résume Hubert Croizier, du service “patrimoine” de la Communauté de communes. Cette exposition permet de porter un regard différent, plus nuancé et moins manichéen sur les guerres de Religion. Elle met en avant une histoire dans sa globalité tout en soulignant le rôle spécifiquement joué par l’île de Ré que beaucoup considèrent, à tort, comme un territoire en marge des grands conflits historiques. »
Un peu de contexte*
Cette exposition a lieu dans le cadre du partenariat établi, en 2023, entre la Communauté de communes (CDC) de l’île de Ré, le musée de l’Armée – Hôtel des Invalides et l’université de La Rochelle. Elle dévoile au grand public les recherches effectuées par la CDC et s’appuie sur les apports scientifiques d’un colloque ayant rassemblé une vingtaine d’historiens, en 2024.