La Charente-Maritime étant placée en vigilance « orange» canicule, les 5 déchèteries de l'île de Ré sont ouvertes uniquement de 8h à 12h30 à partir de ce 12 août 2026.
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Depuis plusieurs mois, l'historien Sébastien Chauvel, chargé de mission « inventaire du patrimoine » à la Communauté de communes, recense le patrimoine bâti ancien de l'île de Ré. Premier arrêt : Ars-en-Ré, où son inventaire révèle des détails méconnus sur l'architecture du village. Avant sa conférence du 4 août*, voici 5 curiosités à découvrir.
Temps de lecture : 3 minutes
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C’est quoi, « l’inventaire du patrimoine » ? Il consiste à recenser le patrimoine bâti ancien présent sur l’île de Ré. Pour cela, Sébastien Chauvel arpente les rues des villages et se plonge dans les archives. Parce qu’il s’agit d’un service public, ces informations sont ensuite rendues publiques par l’organisation de conférences et la publication de dossiers d’inventaires. Ils seront mis en ligne sur www.patrimoine-nouvelle-aquitaine.fr |
Situées en face de l’église Saint-Etienne, les bâtiments de la place Carnot sont implantés en arc-de-cercle. Pourquoi ? « Cette disposition fait écho à la forme du mur d’enceinte qui encerclait l’église », avance Sébastien Chauvel. « C’est le cas de l’îlot composé par le restaurant « La Tour du Sénéchal » (7, pl. Carnot), la Poste (8, pl. Carnot) et la boutique Octopus (10 pl. Carnot) ».
En effet, au milieu du 15e siècle, avant l’édification de batteries militaires, l’église Saint-Étienne était entourée de fortifications de 2 mètres d’épaisseur. « Nous le savons grâce aux archives et à des fouilles réalisées dans les années 1980-1990, poursuit l’historien. C’est l’intérêt de l’inventaire en cours de réalisation : mettre à jour et faire connaître des recherches effectuées par des archéologues et d’autres historiens ».
Ces murs tronqués existent là où la densité des constructions, « des villages-tas », produit des axes de circulation très étroits.
Tronquer les angles des maisons était « une manière de rentabiliser l’espace pour faciliter le passage des charrettes », décrypte Sébastien Chauvel. « On en retrouve souvent sur les îles, mais ici peut-être plus que sur les îles bretonnes ou à Oléron, par exemple. C’est un marqueur de notre patrimoine bâti. »
Bonus : ici, certains angles sont également sculptés.
Reliant le port à la place Carnot, elle fut un axe commercial majeur. C’est pourquoi elle abrite de majestueuses demeures de négociants.
« Sur plusieurs niveaux, elles furent construites au 18e siècle et possèdent des portes d’entrée monumentales », commente le chargé de mission « inventaire ».
Particularité arsaise : certains propriétaires exploitaient le sel – logique, à Ars-en-Ré – autant que la vigne, ce qui explique pourquoi les demeures sont particulièrement cossues. « Dans le Sud de l’île, l’activité était davantage spécialisée dans l’exploitation des vignes ».
Très peu, mais il y en a, si si ! On les trouve notamment rue d’Angleterre.
Purement esthétiques et décoratives, ces constructions sont une des traductions rétaises du mouvement architectural « art déco ».
Paris a le cinéma Louxor et le Grand Rex. Ars-en-Ré, les frises en galets. Chacun son style.
Pas exclusifs à la commune d’Ars-en-Ré, ces appuis moulurés et saillants dépassant des fenêtres empêchent l’eau de pluie de couler sur les façades.
« Cela permet d’aider à dater le bâtiment, puisqu’on retrouve des larmiers du 16e jusqu’au 18e siècle », précise Sébastien Chauvel.
À Ars-en-Ré, on en compte plus d’une dizaine, par exemple.
Envie d’en savoir plus ? Rendez-vous le 4 août 2026 pour une conférence !
Pour découvrir d’autres anecdotes et connaître la démarche d’« Inventaire général du patrimoine culturel » en cours de réalisation, rendez-vous le 4 août, de 18h30 à 20h, à la salle des fêtes d’Ars-en-Ré.
Gratuit, entrée libre.