Elle ne parle pas, mais pense. Lui ne jongle pas, mais dit tout. Ensemble, ils nous embarquent dans l’intimité mentale d’une jongleuse en action, sur un tempo implacable à 160 battements par minute. Neta jongle sans relâche, portée par le rythme intérieur de ses pensées.
Pierre, micro en main, est sa voix, son double. Il dit la tension extrême pour tenir une balle en équilibre, la main qui tremble, la joie éclatante d’une rattrape risquée.
Et les pensées déboulent, brutes ou poétiques : le sens de la vie, la peur de décevoir, l’épuisement…
Le jonglage suit le flow des mots, ou peut-être est-ce l’inverse ? C’est drôle, fragile et intense à la fois.
CINÉMA : Redécouvrez le film « Les ogres » de Léa Fehner en écho au spectacle.