La semaine de la réparation a lieu du 21 au 28 novembre, l’occasion de mettre à l’honneur les artisans réparateurs de l’île. Exemple à Ars-en-Ré dans le “couture drive” d’Isabelle Feillon.

“C’est prêt en un temps record, merci”, “c’est vous qui avez fait ça ? C’est très mignon”. Ce matin-là, les clients se succèdent au “couture drive” d’Isabelle Feillon, baptisé “ZabieZabelle”, à Ars-en-Ré. Ils sont “une dizaine par matinée environ” à venir récupérer leur commande, selon la commerçante, dont l’activité de rapiéçage de vêtements ne ralentit pas malgré le confinement.

 

Elle fait partie des professionnels participant à la semaine de la réparation (du 21 au 28 novembre). Organisée conjointement par la Chambre des métiers et de l’artisanat, les collectivités du Département, dont la Communauté de communes de l’Ile de Ré et le syndicat Cyclad, cette initiative met à l’honneur les professionnels de la réparation. Ils sont plusieurs à proposer pour l’occasion des tarifs incitatifs. “Je n’ai pas encore réfléchi à ce que j’allais mettre en place cette année, concède Isabelle Feillon. Souvent, je propose des remises de 10% à 20%”.

Limiter la production de déchets

Qu’importe le geste commercial, l’essentiel est de sensibiliser le grand public à de nouvelles manières de consommer. C’est aussi l’occasion d’orienter les consommateurs vers les professionnels en mesure de répondre à leurs besoins du quotidien, comme Isabelle Feillon.

 

À partir des pièces textiles glanées çà et là, cette ex-préparatrice en pharmacie, reconvertie couturière professionnelle en 2014, donne une seconde vie aux vêtements usagers et contribue ainsi à la réduction de déchets. Elle crée aussi des produits “zéro-déchets” comme des éponges durables, sacs à vrac, charlottes de plats, etc. “Souvent, on pense que la retouche est destinée à ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter quelque chose de neuf. Il faudrait inverser la tendance”. Surtout quand on sait à quel point l’industrie textile est énergivore et polluante.

Soutenir l’économie locale

Enfin, la réparation de nos produits du quotidien permet de soutenir l'économie locale et l’activité des artisans-réparateurs. Beaucoup d’entre eux s’inscrivent par ailleurs dans une démarche éthique en lien avec d’autres acteurs du territoire. À titre d’exemple, Isabelle Feillon utilise pour ses retouches et créations des pièces textiles issues de dons (particuliers et professionnels), et d’achats auprès d’associations.

 

Comme elle, d'autres artisans-réparateurs exercent sur le territoire de l’île de Ré et peuvent poursuivre leur activité malgré le confinement. Vous pouvez retrouver la liste des artisans participant à la semaine de la réparation sur le site internet dédié.