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Depuis 2013, la Communauté de communes de l’Ile de Ré, labellisée Pays d’Art et d’Histoire, a engagé une opération d’inventaire de son patrimoine architectural et mobilier. Dans le cadre de cette étude, nous vous présenterons régulièrement un « zoom sur… » l’une des richesses patrimoniales de l’Ile de Ré.

 

Le Vieux Port des Portes

L'usine à sardines d'Ars-en-Ré

Le Moulin à marée de Loix

La batterie du Grouin

La Mairie de Sainte-Marie-de-Ré

 

 

 

 

Un petit port entouré de marais

 

Carte de l’île de Ré dessinée au XVIIIe siècle

 

Le bourg actuel des Portes-en-Ré apparaît au Moyen-Âge, il dépend alors du prieuré Saint-Etienne d’Ars. Son nom trouve son origine dans sa position géographique, à l’entrée du Fier et de l’ancienne île d’Ars. Situé à l’extrémité de l’île, le village reste longtemps isolé. Enfin relié à l’île d’Ars au XVe siècle, ce territoire est érigé en paroisse en 1548 mais demeure difficile d’accès jusqu’au XXe siècle. La mer est alors la principale voie de communication.

Au début du XVIe siècle, le développement des marais salants autour du Fier attire de nouvelles familles. On peut noter le rôle important de deux notables fortunés, Jehan Conan et Jehan Mervaud, qui en créant des salines à proximité du bourg vont le protéger des submersions. C’est au XVIIe siècle que ces prises atteignent leur plein essor. Afin que les bateaux qui remontent les chenaux puissent accoster et effectuer leur chargement de sel, les habitants construisent des appontements et des charges. 

 

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Un bâtiment qui s'inscrit dans le courant architectural industriel du XIXème siècle

 

 

La pratique de la pêche sur l’île de Ré a longtemps permis d’assurer la subsistance des habitants, notamment la pêche à pied dans les écluses à poissons. La seule période où l’île a connu un réel développement économique de cette activité est à partir des années 1850 et jusqu’au début du XXe siècle. C’est à ce moment que La Flotte se dote d’une criée et Ars-en-Ré d’une conserverie à poissons.

 

Les bancs de poissons, qui se trouvaient plus au nord, vers les côtes bretonnes, descendent alors vers nos rivages. Parallèlement à cette migration, des pêcheurs bretons et vendéens viennent travailler dans les zones de pêche non exploitées autour de l’île de Ré et s’y installent.

 

En 1910, l’usine à sardines est construite au lieu-dit La Grange à Ars par Monsieur Courtin, entrepreneur et maire de Concarneau, à l’emplacement des anciens fours à chaux Guignard. De mai à octobre une trentaine de bateaux sillonnent les côtes. Au départ, les bateaux accostent au port d’Ars et les casiers remplis de sardines sont transportés vers l’usine à l’aide d’une charrette mais le poisson se retrouve souvent abîmé lors du trajet. Une jetée est construite en 1916 (remplaçant celle qui avait été détruite quelques années avant), juste devant la conserverie afin de minimiser la manipulation de la marchandise. L’usine emploie en majorité des femmes et s’accroît au fil des années. En 1913, 34 personnes y travaillent, s’élevant à 56 en 1916.

 

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Un moulin pas comme les autres…

Afin de favoriser l’exploitation du sel sur l’Ile de Ré, plusieurs moulins à marée sont édifiés à l’entrée des principaux chenaux et dans les ports. Des cinq ouvrages qui ont existé sur le territoire, seul celui de Loix subsiste encore. Son histoire est intimement liée à celle de la production de sel…

 

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Un témoin essentiel de l’évolution de l’architecture militaire entre le XVIIIe et le XIXe siècle sur l’Ile de Ré …

Les successeurs de l’illustre ingénieur Vauban ont poursuivi la réflexion sur les ouvrages de défense et ont permis des progrès d’importants progrès comme en témoigne la batterie du Grouin.

Le corps de garde défensif construit en 1863. © Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, Inventaire du patrimoine culturel

 

La batterie, souvent appelé Fort du Grouin bien qu’il n’en soit pas un, est construit à l’emplacement d’un ouvrage de défense plus ancien édifié en 1742. Ce simple épaulement de terre, armé de trois pièces de canon, devait assurer la défense du littoral en renfort de la redoute des Portes au nord et de la citadelle de Saint-Martin au sud.

 

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un modèle d’architecture publique du 19e siècle

 

Au cours de la première moitié du 19e siècle, la municipalité de Sainte-Marie tient ses réunions dans différents lieux, qu’elle loue, avant de s’établir définitivement en 1890 dans l’édifice qui abrite aujourd’hui encore la mairie. Pour la construction de cet édifice, témoin de l’architecture républicaine, l’architecte Louis Bonnin, agent-voyer du canton sud de l’Ile de Ré, s’inspire du style académique propre au 19e siècle. Il se caractérise par une rigoureuse symétrie et la multiplication des ornements en façade.

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Inventaire du patrimoine de l'Ile de Ré en partenariat avec la Région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes